Avis de tempête sur l’immobilier ?

28/09/2017 Revue de presse

Code du travail mis à part, l’actualité politique de cette rentrée aura été largement scandée par les annonces du gouvernement sur le logement. Des mesures que les médias ont eu à cœur de commenter, sans négliger pour autant la conjoncture immobilière, toujours aussi porteuse. 

Europe 1

« Big bang immobilier ». La radio privée n’y va pas par quatre chemins au sujet des annonces du gouvernement, présentées mercredi 20 septembre dernier. Elle rappelle d’ailleurs qu’il ne s’agit pour l’instant que d’un « ensemble de mesures, règles et pistes de réflexions qui seront retravaillées pour donner naissance, en fin d’année, à la loi « logement et mobilité » ». Objectifs : redynamiser le parc immobilier français et réaliser des économies conséquentes. Pour y parvenir, plusieurs pistes seront explorées : inciter à la vente et à la location en maintenant le Prêt à Taux Zéro et le dispositif Pinel, mais en les ciblant mieux, faciliter le logement des jeunes, avec la construction de 60 000 logements pour étudiants et la création d’un bail mobilité de un à dix mois, réduire les aides au logement (mesure effective dès le 1er octobre) et, enfin, réviser le modèle du logement social. Une dernière annonce qui fait déjà grincer les dents… Les débats s’annoncent âpres.

http://www.europe1.fr/economie/plan-logement-le-big-bang-immobilier-du-gouvernement-3441407

L’Express

Face à la profusion de mesures « qui se succèdent à un rythme effréné dans le domaine de l’immobilier », l’hebdomadaire L’Express fait opportunément le point. Car au-delà du plan logement du gouvernement, les changements sont effectivement légion. Entre l’exonération de la taxe d’habitation pour 80% des redevables dès l’année prochaine, l’ISF transformé en « impôt sur la fortune immobilière », un dispositif Pinel recentré et un PTZ plus urbain, les changements s’annoncent importants. Et encore ne faut-il pas négliger de « nouveaux abattements sur les plus-values » afin d’inciter les propriétaires de terrains à bâtir à les céder, des aides au logement des étudiants et des jeunes actifs et la révision du crédit d’impôt pour la transition énergétique, « recentré sur les travaux les plus efficaces en économies d’énergie ». En 2018, l’actualité immobilière sera dense, à n’en pas douter.

http://votreargent.lexpress.fr/immobilier/perdu-dans-toutes-les-annonces-du-gouvernement-autour-de-l-immobilier-on-fait-le-point_1945629.html

Le Figaro

Le quotidien revient sur la dernière note de conjoncture immobilière des notaires et livre ses analyses sur le dynamisme du marché, qui reste vif mais commence à montrer, ici et là, quelques tendances fortes. Ainsi, « le marché est très actif à Bordeaux, Lyon, et Nantes mais les acheteurs restent sélectifs et l’écart se creuse entre les prix des différents quartiers. » Par ailleurs, depuis les élections présidentielles, « les acheteurs au budget imposant, de 700 000 à 1,5 million d’euros, sont revenus dans toutes les grandes villes ». Même le marché des résidences secondaires à moins d’une heure des grandes agglomérations connaît un regain inattendu. En revanche, les villes plus petites et la campagne ne ressentent toujours aucun effet sur les prix ni sur les durées de transaction. Comme s’il y avait deux marchés distincts…

http://www.lefigaro.fr/placement/2017/09/22/05006-20170922ARTFIG00063-immobilier-les-villes-o-les-prix-flambent-et-les-autres.php

Planet.fr

Pour éviter la frénésie toujours importante du marché, le site d’information Planet.fr est parti à la recherche d’investissements immobiliers originaux, voire risqués, mais aux rendements supérieurs à 5%. Il propose trois pistes. Celle de l’achat des places de parking, d’abord, mais à condition de cibler les villes de province, les prix de Paris étant trop élevés. Selon le site, « la rentabilité envisagée peut atteindre 8 à 10% ». Autre opportunité : la location meublée. « Le prix des loyers est, en général, 15% plus élevé que dans le cadre d’une location vide » et le bail plus souple. Le rendement oscille entre 5 et 7%. Enfin, pourquoi ne pas tenter le « crowdfunding immobilier » ? Il s’agit là d’investir quelques centaines d’euros à court terme pour les prêter à des promoteurs. L’opération peut rapporter en 7 et 10% bruts chaque année, mais elle présente un risque plus élevé, d’où la perspective de n’y consacrer que des sommes modestes.

http://www.planet.fr/immobilier-immobilier-trois-investissements-qui-peuvent-rapporter-gros.1431825.1555.html