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Primo accédant : réussir son 1er achat immobilier

Les Français rêvent de devenir propriétaires : un sur quatre a l'intention d'acheter un bien immobilier dans les cinq ans à venir1. Mais comment ne pas se tromper dans cet investissement qui pèse lourd ?

Avoir un jardin (24 %), une plus grande surface (22 %), davantage de calme (16 %) ou se rapprocher des transports et commerces (11 %) font partie des principales motivations qui décident les locataires à acheter un logement, selon un récent sondage OpinionWay pour Fortuneo.com1. Mais l'acquisition d'un bien immobilier, surtout quand c'est le premier, peut s'avérer plus compliqué que prévu ; et l'investissement n'est pas négligeable : en moyenne, les Français sont prêts à consacrer 308 000 euros à l'achat d'une maison, 241 000 euros à celui d'un appartement1. Il ne faut donc pas se tromper !

Nos cinq conseils pour contourner les principaux écueils.

1. Définissez critères et budget

Votre projet doit être préparé précisément, sur ses deux versants : d'abord, celui du logement que vous cherchez. Faites le point sur vos critères de choix : neuf ou ancien, maison ou appartement, taille du logement, jardin ou pas, quartier de prédilection... définissez ce qui est vraiment important pour vous. Cela évoluera sans doute au gré des visites, mais gardez en tête ces exigences pour ne pas perdre de vue l'essentiel. Le second versant est bien sûr celui du financement : il vous faut définir exactement votre budget. Pour cela, il faut prendre rendez-vous avec votre banquier, qui vous donnera une idée précise de vos capacités d'emprunt, en fonction de votre possibilité d'apport initial, de vos revenus, de votre situation professionnelle, familiale et bancaire, de la durée envisageable du crédit, etc. Pensez aussi aux sites de simulation en ligne, qui vous aident dans un premier temps à chiffrer votre projet – vous pourrez ensuite l'affiner avec votre banquier, ou un courtier en ligne qui démarche pour vous plusieurs banques, afin d'obtenir les meilleures conditions.

2. Ne négligez pas les aides

Différents types d’aides à l’acquisition existent, locales comme nationales : prêts aidés, comme le prêt à l’accession sociale, le prêt à taux zéro, l’éco-PTZ, prêt conventionné, prêt employeur, mais aussi prêts logements accordés par certaines communes. Certaines, comme le prêt à taux zéro, sont destinées exclusivement aux primo-accédants; la plupart sont soumises à des conditions de ressources, qui incluent le revenu fiscal de référence du propriétaire ainsi que ceux des autres personnes destinées à occuper le logement, Votre banquier pourra vous renseigner, mais vous pouvez aussi visiter le site de l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil) et vous rapprocher de votre association départementale (Adil) pour des informations plus ciblées en fonction de votre lieu de résidence.

3. N'achetez pas avant d'avoir beaucoup visité !

Ne vous fiez pas aux « on-dits » : en matière d'immobilier, il faut se baser sur du concret ! Étudiez les annonces immobilières de vente, comparez les prix, en fonction des quartiers et des types de bien, renseignez-vous auprès de professionnels fiables – notaires, agents immobiliers, banquiers. Et bien sûr, enchaînez les visites. Les comparaisons sont utiles pour avoir la meilleure vision possible du marché immobilier local, et une bonne idée du « juste prix ». Et lorsqu'un bien vous intéresse, revenez le visiter plusieurs fois, à des horaires et jours différents, pour éviter les mauvaises surprises ! Si vous pensez avoir trouvé la perle rare, continuez néanmoins à faire des visites tant qu'un compromis n'est pas signé.

4. Méfiez-vous des coups de tête...

Vous flashez sur une maison dans un quartier que tout le monde dit agréable ? Prenez tout de même le temps de vous renseigner sur le marché local, les prix et leur évolution, le voisinage, les commerces, transports et services environnants. Et si un appartement ou une maison vous plaît, n'hésitez pas à sonner aux portes et à aller parler aux voisins : ce sont les mieux à même de vous renseigner sur l'ambiance environnante, qui va beaucoup influer sur les prix et l'éventuelle plus-value (ou moins-value !) dans quelques années ! Enfin, prenez attentivement connaissance des diagnostics techniques du logement qui vous plaît, mais aussi du montant des taxes que vous devrez payer, des charges s'il s'agit d'une copropriété, et des différents frais à envisager. S'il y a des travaux à faire, demandez à venir visiter avec un artisan, afin d'obtenir une estimation précise.

5. Ne négligez pas les frais... et n'oubliez pas la revente

Le prix de la maison ou de l'appartement ne fait pas tout... Pour éviter les mauvaises surprises, gardez toujours en tête et en bonne place dans votre budget prévisionnel l'ensemble des frais : ceux d'agence et de notaire (généralement 7 à 8 % du prix de vente pour un logement ancien ou un terrain et entre 2 et 3 % pour un bien neuf) mais aussi ceux liés au crédit immobilier. L'assurance est obligatoire, mais vous pouvez désormais négocier son tarif, car le marché s'est ouvert à la concurrence ; cela peut vous permettre de faire des économies importantes sur le coût total du crédit. Quant aux frais de dossiers bancaires, qui sont destinés à rémunérer la banque, ils peuvent représenter jusqu’à 1 % du montant de votre prêt et sont également négociables ! Enfin, pensez à la revente : même si elle n'est pas encore à l'ordre du jour, il faut l'avoir en tête. Quelle que soit la région, trois critères seront toujours essentiels : l’emplacement (centre-ville, banlieue, village...) et la proximité des transports et services, mais aussi la date de construction du bâtiment. Un logement bien placé, bien desservi (ou proche de futurs lieux de desserte) et récent (ou récemment rénové) peuvent toujours faire espérer une plus-value future, ou au moins, un maintien de la valeur du bien dans le temps !


1 Sondage OpinionWay pour Fortuneo.com

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