FIAC : et si vous visitiez l’appartement témoin ?

18/10/2017 Art de vivre

Comme chaque automne, la FIAC s'apprête à ouvrir ses portes à l'art contemporain, à Paris, pendant une semaine. En avant-première, on vous emmène en visite d'un prestigieux appartement haussmannien, écran d'une collection inédite d'art et de design baptisée Private Choice.

« All we need » : c'est le titre de cette cinquième édition de Private Choice, qui permet de visiter un appartement privé meublé de joyaux de l'art et du design contemporain. Conçue par Nadia Candet, cette collection unique et éphémère sera visible pendant une semaine jusqu’au 22 octobre, dans le cadre de la FIAC, en toute intimité, et sur inscription préalable sur le site internet www.privatechoice.fr – l'adresse ne vous sera fournie qu'après votre inscription.

On vous y emmène en avant première : direction les beaux quartiers parisiens, à quelques pas de l'Etoile et du Grand Palais. Dès l'entrée, vous êtes accueilli par un bouquet de 32 ballons réalisé par Matteo Gonet (Tools Galerie, Paris). Quelques pas pour entrer dans un magnifique salon, transformé en jardin, à quelques pas de l'Etoile et du Grand Palais. Dès l'entrée, vous êtes accueilli par un bouquet de 32 ballons réalisé par Matteo Gonet (Tools Galerie, Paris). Quelques pas pour entrer dans un magnifique salon, transformé en jardin d'hiver...

Des salons paysagers... et cinématographiques

 Ce premier salon a été métamorphosé par les paysagistes de la prestigieuse maison Les Mauvaises Graines : il accueille dans ce cadre de verdure les œuvres exubérantes du duo Alexandre & Florentine LamarcheOvize, ainsi que des bouquets urbains de chez Racine Paris ou encore les luminaires inédits de Dan Yeffet. Chaque créateur livre sa vision luxuriante ou décalée d’un espace où la nature semble avoir repris ses droits. L’illusion est renforcée par un délicat parfum de figuier ....diffusé par les bougies Diptyque !

Du premier, on passe au second salon, qui nous emmène dans l'espace magique du septième art : il est en effet meublé par des fauteuils conçus en 1968 par Olivier Mourgue (Galerie Julien Ségard, Saint Ouen) pour le film mythique "2001, L’Odyssée de l’espace." Ils se complètent d'un canapé de Christian Adam (Galerie Julien Ségard, Saint Ouen), et s'entourent des toiles mystérieuses du peintre Jérôme Borel (Galerie Coullaud, Paris) ou de sculptures de Raphaël Zarka (Galerie Michel Rein, Paris/Brussels) et Ryan Gander (Galerie GB Agency, Paris).

Une salle à manger géométrique

 En hommage à Brancusi, la salle à manger s’articule autour de formes et matériaux dont la pureté géométrique évoque l’atelier du célèbre sculpteur roumain. On peut y découvrir les œuvres du duo Nøne Futbol Club, conçues sur le principe "du hacking et du vandalisme". D’autres murs seront investis par les artistes mexicains Daniela Libertad (Galerie Marso, Mexico) dont les tableaux traitent de l’étude morphologique des formes géométriques, et Luis Felipe Ortega (Galerie Marso, Mexico), qui a représenté le pavillon mexicain à la Biennale de Venise en 2015. Le jeune artiste Edgar Sarin (Galerie Michel Rein,Paris/Brussels) nous livre pour sa part quelques sculptures étonnantes, et l’artiste brésilien Lucas Simões (Galerie Marso, Mexico) nous propose d’observer la tension entre résistance et vulnérabilité des matériaux qu’il utilise.

Un bureau sans frontières...

Un air de révolte souffle lorsqu'on pénètre dans le bureau, qui accueille le travail de l’artiste Massinissa Selmani (Bernard Chauveau Galerie 8 + 4, Paris) : son thème principal est celui des frontières, tristement d'actualité. A ses côtés, Raphaël Denis (Galerie Sator, Paris) veut dénoncer dans son oeuvre la spoliation ou la destruction d'œuvres d'art par le régime nazi. Enfin, l’artiste mexicain Tony Orrico (Galerie Marso, Mexico) nous amène à réfléchir sur la façon dont les impulsions physiques se manifestent en forme visible et picturale... et sur notre propre reflet, que nous apercevons dans des miroirs étonnants... pas tout à fait fidèles à la réalité ! 

Une chambre, des rêves

Un univers onirique, quoi de mieux dans ce lieu destiné au sommeil ? Les murs sont investis par le jeune artiste Louis Granet, dont les peintures murales colorées et vives créent une atmosphère chimérique. Les dessins abstraits et poétiques de l’artiste Elsa-Louise Manceaux ou encore les peintures de Quentin Derouet, dont les couleurs sont réalisées grâce à du pigment de rose, apportent une touche supplémentaire de fantaisie. Le lit, recouvert d’une parure en trompe l’œil du duo BLESS, est encadré par des boîtes lumineuses conçues par Nathalie Talec (Bernard Chauveau Galerie 8 + 4, Paris). En point d'orgue, une œuvre de Jeff Koons conçue pour TASCHEN en édition limitée, associée à un livre d’art qui rend hommage au mythique boxeur Muhammad Ali.
Avant de refermer la porte de cet appartement d'exception, n'oubliez pas de jeter un œil dans tous ses recoins : les petits objets d'art ponctuent toutes les pièces. Ainsi, la collection Atelier Swarovski Home déroule des œuvres cristallisées, réalisées en collaboration avec les designers Aldo Bakker, Fredrikson Stallard et Kim Thomé; l’artiste Pierrette Bloch expose ses colliers; et les  multiprises électriques sont les Cable Jewellery N° 26... Dont une variante est exposée au musée d’art moderne de la ville de Paris, dans l’exposition Medusa, jusqu’au 5 novembre ! Dans cette demeure VIP, tout est artistique... même les prises !