Immobilier : Deauville-Trouville, un marché atypique

28/02/2017 Actualité

Alors que le 42ème festival du film américain vient de s’ouvrir à Deauville, faisons un zoom sur le marché immobilier de cette ville balnéaire huppée et de sa voisine plus populaire, Trouville… Deux fleurons de l’immobilier normand qui font exception dans le département, et même dans l’hexagone ! 

Rebaptisée « 21ème arrondissement de Paris », la belle normande bénéficie de la proximité de la capitale, à deux heures de route par l’A13, d’un patrimoine architectural d’exception et d’un magnifique environnement naturel : ainsi, Deauville, comme sa petite sœur Trouville, additionne des atouts rares pour résister à la crise. Même si les prix ont baissé, et si les transactions se ralentissent, la chute n’a jamais été si vertigineuse que sur l’ensemble du Calvados… et de la France !

Embellie en 2016 

On note même, depuis l’année dernière, une reprise du marché qui ne concerne que ces deux villes atypiques : des communes proches ont vu les prix plonger, et même les jolies chaumières dans les bocages, à une quinzaine de kilomètres à peine de Deauville, qui faisaient fureur il y a quelques années, ne trouvent plus preneurs ! Mais le littoral, lui, ne faiblit presque pas… et sur le littoral, c’est encore au bord des fameuses planches de la grande plage de Deauville, sur lesquelles ont défilé les plus grandes stars du cinéma international, que les agents immobiliers relèvent les prix au m2 les plus élevés du département !  

 

Les fleurs de la côte 

Celui-ci concentre tout son dynamisme sur sa fameuse côte fleurie, entre Courseules sur Mer et Honfleur, et en particulier sur les villes balnéaires les plus touristiques – CabourgVillers sur Mer, Honfleur, mais surtout Trouville et Deauville. Cette dernière tient le haut du pavé avec des prix moyens au m2 de 4344 euros pour une maison, 4603 euros pour un appartement. Trouville la talonne avec des prix moyens de 3237 euros (maison) et 3834 euros par m2 (appartement). Le triangle d’or à Trouville, considérée comme plus familiale et conviviale que sa très riche voisine : Casino-Bon Secours-Marché aux Poissons.  

 

Les biens d’exception résistent 

Mais là encore, tous les biens ne se valent pas : les petites maisons de pêcheur, sans jardin, dont les prix flambaient avant la crise, ont vu leur valeur s’effondrer; tandis que les biens d’exception à plusieurs millions d’euros maintiennent leurs prix. « Ce qui était artificiel a subi le choc de la crise, mais ce qui avait de la valeur en a toujours », résume un agent immobilier local, spécialisé dans les biens de prestige. « La clientèle est à 90% française, à 75% parisienne », analyse-t-il. Selon lui, ces deux villes, qui bénéficient d’une situation quasi unique sur le marché immobilier français, bénéficient d’une fréquentation immuable, grâce à la proximité parisienne : été comme hiver, festival ou pas… il y a toujours du monde sur les planches !