Le casse-tête du logement temporaire

28/02/2017 Actualité

Vous avez vendu votre logement actuel plus vite que vous n’avez acheté le prochain ? Les travaux de votre nouvel appartement durent plus longtemps que prévu ? Bref, il faut vous loger pour quelques semaines, voire quelques mois. Et les solutions sont bien rares… Voici quelques pistes.

Elsa et Jérôme étaient certains que tout allait bien s’organiser : en janvier dernier, ils vendaient, au prix, leur 3 pièces « style loft » au dernier étage sans ascenseur tout près du quartier des Batignolles à Paris. Jusque là, rien d’extraordinaire. Sinon que, la semaine précédente, ils avaient enfin trouvé l’appartement de leurs rêves, ce cinq pièces – avec ascenseur – comprenant trois chambres, dont l’une pour leur prochain enfant, et deux balcons. Tout s’organisait effectivement très bien. Saut que les travaux du nouvel appartement ont commencé à prendre du retard, les délais se sont tendus et l’inquiétude a grandi. Résultat, à moins d’aller à l’hôtel, il a fallu trouver un appartement temporaire. Ou une location saisonnière, selon le vocabulaire retenu.

Déjà vendu

Sur les forums Internet, les situations similaires sont légion. Entre ce jeune couple qui a finalement renoncé à acheter cette maison à Montpellier alors que leur appartement du centre-ville est déjà vendu, ou ces retraités qui quittent la capitale pour Nantes mais dont la banque a fait traîner le dossier et n’ont donc pas pu acheter dans le délai prévu, le problème se pose trop souvent.

Pas de solution au niveau national

Les solutions, de leur côté, se révèlent aussi rares que complexes. Il existe certes plusieurs sites proposant des locations temporaires, comme le désormais célèbre Airbnb ou autre Abritel, mais les conditions d’accès, les prix et la logistique d’ensemble s’accordent mal avec les attentes des personnes en recherche d’un logement temporaire. Hormis les sites de ce type, il n’existe pas d’offre correspondant à ce besoin. Au niveau régional, en revanche, ça bouge un peu. C’est le cas de lodgis.com ou de parisattitude.com à Paris. Le site zenitude-hotel-residences.com propose, de son côté, des apparts-hôtels dans plusieurs villes de France, de Besançon à Antibes en passant par ToulouseBordeaux ou Saint-Nazaire. Les résidences Adagio ou Citadines proposent des prestations équivalentes. Mais bien souvent très coûteuses…

Cartes sur tables avec les agences

Reste alors la solution « classique », qui consiste à louer un appartement en passant par une agence immobilière du quartier, voire un grand réseau. Dans ce cas, outre la nécessité de concevoir le volumineux dossier requis par la loi Alur, les agences vont souvent rechigner à louer un bien pour quelques mois. De fait, les propriétaires, dans leur très grande majorité, préfèrent trouver des locataires au long cours plutôt que de laisser leur bien vacant entre deux locations, avec les éventuelles remises en état à chaque déménagement. Certaines agences ont pourtant conscience du problème et, si la tentation est grande de mentir, de trouver une fausse raison de louer ou de promettre que l’on loue pour « au moins un an » quand il est certain que le futur logement sera prêt dans quatre mois, il vaut mieux jouer cartes sur tables. Instaurer une relation de confiance avec l’agence évite toujours les malentendus et peut même simplifier les démarches…