Nouvelle hausse des ventes de logements neufs

28/02/2017 Actualité

Et de huit. Pour la huitième fois d’affilé, les indicateurs sont au beau fixe concernant la vente des logements neufs avec un troisième trimestre 2016 en nette augmentation : + 25.1% selon l’Observatoire de la Fédération des Promoteurs Immobiliers de France. Pourtant l’offre peine à suivre : +4.5% seulement. Explications.

Les chiffres du troisième trimestre augurent d’un bon millésime 2016 pour les promoteurs immobiliers. Avec une hausse de 25% des ventes totales de logements (au détail, en bloc et résidence) par rapport au troisième trimestre 2015, la profession est optimiste et souligne que cette dynamique est portée autant par les manages investisseurs (+27%) que par les propriétaires occupants (+28%). Les raisons sont connues : des taux d’intérêts toujours aussi bas et un soutien de l’Etat qui ne faiblit pas avec par exemple l’annonce du maintien du Prêt à Taux Zéro (PTZ). Résultat, plus de 135 000 logements neufs devraient être vendus d’ici la fin de l’année, marquant ainsi un retour progressif aux volumes de 2010.

Côté prix, il faut remonter à 2011 pour retrouver de telles valeurs. Avec un coût moyen de 4113€ / m2 (5081€ / m2 en Ile-de-France et 3 752€ / m2 en province), le marché retrouve également des couleurs sur cet indicateur. Une augmentation des prix qui « reste cependant mesurée » selon la FPI.

Une année présidentielle

En revanche, ces bonnes nouvelles sont à pondérer. Deux raisons à cela. La première concerne le chiffre des mises en vente qui progresse de façon moins élevée que les ventes elles mêmes (+4.5%). En clair, à terme, l’offre risque de ne pas satisfaire la demande avec pour corolaire une tension sur les prix. Mais toutes les régions françaises ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi les zones côtières connaissent une dynamique positive avec par exemple +15% de mises en chantier en Bretagne, +31% en Corse, +14% en PACA, etc. Tandis que les Hauts de France affichent -20% et la nouvelle région du Grand Est -6%.

La seconde explication est beaucoup plus conjoncturelle. 2017 est une année « présidentielle ». Hors le contexte électoral est souvent synonyme d’attentisme. Ainsi, il est intéressant de noter que sur les cinq dernières élections présidentielles, l’année précédant ce rendez-vous enregistre une nette augmentation des ventes dans l’ancien comme dans le neuf (+4.5% environ), tandis que l’année « fatidique » marque le pas avec -1.6% dans le neuf et -3.6% dans l’ancien ! Le retour à la croissance revenant l’année suivante. En sera-t-il de même en 2017 ? Les professionnels espèrent que non avec la pérennisation du PTZ jusqu’à décembre 2017.