Premiers signes de ralentissement sur le marché américain

28/02/2017 Actualité

Ce mardi 19 avril auront lieu les primaires démocrates et républicaines dans l’Etat de New York, au terme desquelles les scores d’Hilary Clinton et de Donald Trump seront largement décortiqués. Avant d’en connaître les résultats précis, où en est, huit ans après la crise des subprimes, le marché immobilier américain ?

Subprimes. Voici déjà huit ans, ce mot était sur toutes les bouches de l’autre côté de l’Atlantique. Cette crise sans précédent avait mis à la rue des centaines de milliers d’Américains, incapables de payer leurs emprunts immobiliers. Dans la foulée, les prix ont connu une chute radicale. Alors que les primaires battent leur plein, où en sont les Etats-Unis aujourd’hui ? Si la situation générale s’est largement redressée à partir de 2012 et jusqu’en 2014, avec une hausse marquée de l’indice des prix, elle semble aujourd’hui plus confuse. L’année 2015 a, pour sa part, accumulé les statistiques contradictoires. Et en 2016, les inquiétudes sont de retour.

Les promesses de ventes immobilières accusent ainsi une chute sensible au cours du premier trimestre, de même que les ventes de logements neufs. Un essoufflement qui commence d’ailleurs à inquiéter les analystes, qui voient dans ces mauvais résultats les effets du recul de l’économie mondiale. En outre, l’annonce de la remontée des taux d’intérêt par la Fed en 2016 n’est pas de nature à booster le marché immobilier…

 

San Francisco au plus haut

Pour autant, il est aussi délicat de porter un regard global sur l’immobilier américain que sur le marché hexagonal. En effet, certaines villes sont atones quand d’autres connaissent de vives évolutions. Autrement dit, il n’existe pas un marché américain mais plusieurs marchés bien distincts les uns des autres. San Francisco, par exemple, où les maisons étaient littéralement bradées juste après la crise des Subprimes de 2008, a depuis connu des progressions de prix très franches, faisant craindre aujourd’hui à une bulle. New York, Boston ou Chicago affichent de leur côté des prix qui ont retrouvé leur vigueur et qui se trouvent d’ailleurs délaissées par les investisseurs.

 

Le sud américain à surveiller

A l’inverse, le sud des Etats-Unis semble encore réserver de belles opportunités de croissance. Austin, au Texas, figure par exemple parmi les villes les plus attractives selon une récente étude menée par le cabinet PricewaterhouseCoopers. La ville se développe sur le plan économique et devrait ainsi connaître une croissance significative en matière d’immobilier. En Californie, Los Angeles semble prisée pour ses quartiers résidentiels. Les marchés d’Orange County et de San Diego, dans le même état, sont également en hausse en 2016. A l’évidence, le vieillissement de la population et un héliotropisme naturel contribuent à asseoir ces prévisions. Quant à l’essoufflement national constaté sur le début 2016, il mérite d’être rapproché de campagne des primaires américaines, lancées depuis février. Comme d’autres pays, les Etats-Unis n’échappent pas à un ralentissement de l’activité pendant les périodes électorales.