Une maison pour vos enfants ? C'est possible…

29/06/2018 Actualité

Devenir propriétaire jeune, une utopie ? Il faut  aujourd'hui gagner 4569 euros nets par mois, en moyenne*, pour espérer devenir propriétaire ! Avant trente ans, on a du mal à réunir ces conditions. Vous pouvez aider vos enfants... en vous y prenant très tôt !

En France, 90 % des jeunes aimeraient devenir propriétaires... mais 44% ne peuvent s'endetter; tandis que 77% des personnes âgées des plus de 70 ans souhaitent laisser un patrimoine à leur famille*... comment s'y prendre ?

Pensez-y le plus tôt possible !

En commençant à épargner dès la naissance des enfants, vous pouvez leur constituer un petit capital non négligeable, qui pourra servir d'apport pour leur premier achat immobilier – puisqu'aujourd'hui, les banques n'accordent de crédit qu'à ceux qui peuvent au moins avancer les frais de notaire !

  • Un PEL, ça vaut encore le coup ?
    Depuis août dernier, son taux est passé de 1,5 % à 1 %. Son seul intérêt actuel : anticiper un achat immobilier à long terme, avec l'assurance de pouvoir bénéficier d'un taux d'emprunt de 2,20%, pour un capital emprunté d'un montant maximum de 92.000 euros. Cela ne vous paraît pas si attractif, vu les taux actuels ? Oui mais... où en seront-ils dans 10 ou 15 ans ? Grâce au PEL, vos enfants pourront bénéficier d'un taux très bas, quelque soit l'évolution des taux dans les années à venir. Il suffit de placer dès maintenant, en leur nom, une somme minimale sur le PEL (225 euros).
  • Une assurance vie, c'est accessible ?
    Les offres d'assurance vie "numérique" se multiplient aujourd'hui, rendant ce produit d'épargne plus accessible : les contrats d'assurance vie 100% numérique imposent peu de frais d'entrée (voire aucun), contrairement aux assurances vie classiques. Quelque soit le contrat, vous pouvez toujours souscrire une assurance vie pour le compte d'un enfant mineur, dès sa naissance; mais certains contrats sont spécifiquement pensés en vue d'épargner pour vos enfants : Yomoni Kids vient d'être lancé sur le marché et permet d'adhérer dès 1000 euros, en investissant 100% en ligne en moins de quinze minutes, avec possibilité de ne prendre aucun risque en optant pour la formule capital 100% garanti (moins rentable toutefois.) Un exemple de rentabilité : si les parents d'un enfant né en 1985 avaient placé 1000 euros à sa naissance sur un livret A, il aurait récupéré à 18 ans 2 056 euros. S'ils avaient placé la même somme sur un placement identique au CAC 40 au sein d’une assurance-vie, il aurait récupéré 6 514 euros à ses 18 ans !

Aidez-les au moment clé !

C'est au moment où les enfants prennent leur envol et construisent leur nid qu'un coup de pouce financier est souvent très appréciable; sans pour autant vous dépouillez, vous avez plusieurs possibilités :

  • Une donation partage... pour rester équitable ?
    Si vous donnez 100 000 euros à l'un de vos enfants pour acheter un appartement qui en vaudra 200 000 au moment de votre décès, ses frère et sœur seront défavorisés dans la succession : d'où la possibilité de "donation partage" qui permet de donner la même somme à chacun. En cas  de plus-value, c'est la somme donnée qui sera prise en compte et non le montant du bien au moment du décès. Contrairement à la donation simple où une déclaration aux impôts suffit, la donation-partage doit obligatoirement être établie devant notaire. Si le montant ne dépasse pas 100 000 euros par parent et par enfant, cette somme est exonérée d'impôt. A cela s'ajoutent 31.865 euros si cette libéralité n'est composée que d'une somme d'argent.
  • Donner la maison... sans la quitter ?
    Cela peut se faire via une donation : l'enfant possède la nue-propriété du bien et les parents en gardent l'usufruit, c'est-à-dire la jouissance. A préciser au fisc : sinon, au moment du décès du parent, le bien figurera en totalité dans la succession. Un montage en démembrement avec une répartition à moitié entre l'usufruit et la nue-propriété permet de n'avoir aucune fiscalité à régler, le montant de l'usufruit n'étant pas imposable. Mais l'enfant ne peut pas vendre sans accord du parent.
    Ce type de montage est aujourd'hui facilité : ainsi, le Contrat Monetivia, que vient de lancer une start up spécialisée,  combine un démembrement, une assurance et un complément de prix pour les héritiers. Avec ce type de contrat, les seniors de plus de 70 ans ont la garantie de pouvoir rester chez eux jusqu’à la fin de leur vie tout en percevant immédiatement un capital important, et cela sans devoir prendre un risque de perte en cas de décès prématuré. La nue-propriété du bien est acquise dans le cadre d’un démembrement temporaire avec un usufruit de longue durée (10 à 20 ans)  Un contrat d’assurance est souscrit par le vendeur senior au bénéfice de l’investisseur lors de la transaction : il lui assure le versement automatique d’une rente mensuelle si le vendeur est encore en vie et occupe le bien à l’extinction de l’usufruit temporaire. S’il décide de le quitter, l’investisseur récupère alors le bien et en informe l'assureur. C’est alors le vendeur qui perçoit la rente jusqu’à la fin de sa vie.

 

* Sondage Orpi et tude Viavoice, L’Express, France Inter, septembre 2015

 

BV