Comment les JO 2024 vont transformer la région parisienne

19/12/2017 Actualité

A partir du 2 août 2024, Paris va accueillir les Jeux olympiques et paralympiques. Si la plupart des équipements sont déjà construits, l’impact de cet événement d’ampleur mondiale ne sera pas neutre pour l’Ile-de-France. Notamment sur le marché immobilier

Dans sept ans, Paris sera la ville hôte des Jeux olympiques. Ainsi en a décidé le Comité International Olympique, désignant la capitale pour ses seconds JO, cent ans tout juste après les précédents. Sur le papier – et ce fut un argument de poids dans le dossier de candidature tricolore -, 95% des sites sont existants, comme le martèlent Tony Estanguet, le coprésident du Comité de candidature, et Anne Hidalgo, la maire de Paris. Pour autant, trois milliards d’euros vont être dévolus aux infrastructures, dont un pour les installations dédiées à certains sports et 1,7 milliard pour le village olympique. 

Seine Saint-Denis et Val d’Oise bénéficiaires

Ce dernier doit voir le jour dans la ville de Saint-Denis , dans le quartier Pleyel : il doit accueillir 2200 logements sociaux, 900 résidences étudiantes, 100 000 m2 de bureaux et un groupe scolaire. Comme le note la presse dans son ensemble, le département de la Seine-Saint-Denis peut d’ores et déjà s’enorgueillir d’être « la grande gagnante des Jeux olympiques ». Outre la rénovation de ses équipements sportifs, la ville va voir la construction de trois piscines et de trois gymnases. Le département du Val d’Oise va également servir de base d’entrainement des athlètes et vivre en amont ces JO, notamment l’Île de loisirs de Cergy-Pontoise, que Tony Estanguet, le président du Comité d’organisation connaît bien, mais aussi Saint-Gratien pour l’escrime, sans oublier sans oublier les golfs et les centres équestres nombreux dans le département.

Plus largement, l’organisation des JO devrait permettre de mettre en lumière la Métropole du Grand Paris et éviter que les projets ne patinent trop. Le volet « transport », essentiel dans la réussite de l’événement et du projet, va ainsi bénéficier d’un surcroît d’attention : quatre nouvelles lignes  de métro (15, 16, 17 et 18) ou extension de ligne (11 et 14) doivent d’ailleurs être achevées avant le début des jeux. On peut ainsi en déduire que la capitale va conserver son statut de destination touristique privilégiée. Selon les études, les créations d’emploi estimées entre 120 000 et 250 000. Un chiffre qui ne concerne pas seulement le tourisme mais également le bâtiment et les travaux publics.

 

Pas de baisse mais hausse modérée

Précisément, sur le plan immobilier, les professionnels sont partagés. S’il n’y a aucun doute sur le fait que l’événement sportif le plus suivi de la planète ne sera pas de nature à faire baisser les prix des logements, la logique inflationniste n’est pas pour autant annoncée. Les deux départements de la Seine Saint-Denis et du Val d’Oise devraient tout de même enregistrer une hausse du prix moyen du m2, mais cette augmentation leur permettra de rattraper leur retard sur la moyenne francilienne.