La LGV dope-t-elle vraiment Rennes et Saint-Malo ?

01/02/2018 Actualité

Plus de six mois après la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse Bretagne – Pays de la Loire, les effets sont encore contrastés sur les marchés immobiliers de Rennes comme de Saint-Malo. Signe, sans doute, qu’il reste de très belles affaires à concrétiser.

Retour en juillet dernier. La Ligne à Grande Vitesse (LGV) Bretagne – Pays de la Loire est mise en service, plaçant la capitale à seulement 1h27 de Rennes et 2h15 de Saint-Malo. Sur le moment, la presse s’émeut et annonce un dynamisme économique sans précédent, en particulier sur le secteur immobilier. Six mois plus tard, la réalité est moins évidente. Bordeaux, de son côté, a effectivement bien profité d’un effet LGV. Au point de devenir la ville de France la plus chère de France après Paris. En Bretagne, la situation diffère. Certes, les indicateurs immobiliers – nombres de transactions, tarifs, délais de ventes -  de Rennes  et de Saint-Malo affichent un vert éclatant sur l’ensemble de l’année 2017. Mais les écarts par rapport à la moyenne nationale restent mesurés. 

Flambées sur certains appartements neufs

A Rennes, par exemple, qui, de la LGV, du nouveau centre des Congrès, de la seconde ligne de métro, du bassin d’emplois ou simplement de la qualité de vie réputée de la ville, peut s’attribuer les succès de 2017 ? La Chambre des Notaires d’Ille-et-Vilaine, qui se félicite des résultats d’ensemble, n’a pas la réponse. D’ailleurs, les acquisitions de résidences secondaires ne flambent pas. Les recherches concernent toujours les résidences principales, en majorité. Reste que certains rares appartements neufs intra-muros commencent à afficher des prix au mètre carré très élevés, tutoyant parfois les 10 000 euros… Pas de quoi en déduire une tendance de fond. Ni même une bulle. 

De nombreux quartiers épargnés

Sur le littoral, Saint-Malo, tout comme Dinard, sont également en pleine forme. Mais on parle ici davantage d’un rattrapage que d’un afflux de Parisiens. D’ailleurs, les transactions commencent déjà à ralentir, tout simplement parce que les biens font défaut. En réalité, il semble que les acheteurs aient légèrement anticipé l’ouverture de la LGV et que, depuis, la tendance reste haussière sans pour autant décoller. A Rennes, en tout cas, les professionnels de l’immobilier tablent sur une année 2018 dans la lignée de l’année dernière. Et constatent que de nombreux quartiers sont encore épargnés par la hausse, tout comme quelques communes en très proche périphérie. Autant d’endroits encore préservés qui recèlent de belles pépites...