Résidences secondaires : et si c'était le moment d'investir ?

20/03/2018 Actualité

La maison de vacances n'a pas dit son dernier mot ! Malgré l'envolée de la taxe sur les résidences secondaires, qui pourrait freiner les acquisitions dans les grandes villes les plus touristiques, d'autres régions reprennent des couleurs : après des années en chute libre, les prix redevenus accessibles boostent un marché... qui fait toujours autant rêver !

Parmi les différents projets immobiliers envisagés au cours des douze prochains mois, près de deux Français sur dix envisagent d’acheter une nouvelle résidence principale ou secondaire (18%)... et ils seraient même prêts à partager leur nid, si cela devait les aider à se l'offrir : plus de deux Français sur dix envisageraient en effet de partager une maison secondaire en l’achetant avec des proches (24%), d'après un tout récent sondage réalisé par BVA pour Foncia et la presse régionale.* 

Un nid au vert... c'est moins cher

Certes, pour s'offrir du rêve et se mettre au vert, mieux vaut actuellement préférer la pleine campagne ! Car les villes de bord de mer les plus attractives vont gonfler cette année leur taxe sur les résidences secondaires : cet impôt mis en place en 2014 devrait passer de 20 à 60% à Nice ou Saint-Nazaire, de 20 à 50% à Bordeaux, ou même doubler à Saint-Jean-de-Luz où il atteindrait cette année 40% (contre 60% à Paris qui l'a augmenté dès 2016 et remporte la palme des villes où il est le plus cher !) Des augmentations qui permettraient, selon les communes, de lutter contre l'actuel développement du nombre de résidences secondaires ayant vocation à servir de locations touristiques. Mais c'est aussi, de façon un peu moins proclamée,  une nouvelle source de recettes dans un contexte difficile : dans la mesure où elle s’appuie sur la taxe d’habitation, la surtaxe sur les résidences secondaires devrait logiquement disparaître avec celle-ci... dont la suppression définitive a été annoncée pour 2020.

Bientôt un rebond ?

Bien que certains élus espèrent parvenir à pérenniser la taxe sur les résidences secondaires, sa disparition annoncée pourrait redonner un vrai coup de fouet, d'ici deux ans, à un marché sur lequel les acquéreurs commencent d'ores et déjà à revenir... attirés par l'importante  baisse des prix dans certaines régions, et des taux d'intérêt qui restent attractifs. C'est donc le moment ou jamais de concrétiser son rêve... la remontée des prix risque vite de le rendre inaccessible ! « Depuis un an, on constate une forte augmentation de la demande », note un professionnel de l'immobilier. Parmi les régions les plus porteuses, la Côte Atlantique – qui séduirait désormais davantage que la Côte d'Azur mais aussi des régions rurales  comme le Beaujolais, la Creuse... Déserté depuis plusieurs années, le marché en voie de renaissance y offre encore des opportunités intéressantes.

Des locations taxées... mais prisées !

Si les communes espèrent dissuader les locations touristiques, ces dernières continuent pourtant à représenter une bonne solution pour rentabiliser l'achat de son lieu de villégiature : grâce aux sites de location saisonnière entre particuliers – dont le fameux Airbnb – on peut facilement envisager de couvrir les frais, charges, impôts supplémentaires, que représente l'achat d'une résidence secondaire. D'ailleurs, les Français se montrent de moins en moins réfractaires à ce type de solution collaborative, et n'hésitent plus à ouvrir leurs portes aux locataires : près d’un quart des propriétaires pourraient même envisager de louer leur logement principal en court séjour (24%), principalement pour des raisons financières (70%)*. C'est une pratique d'autant plus répandue dans les régions très touristiques:  la Drôme, la Côte d’Azur, les stations de montagne... où la résidence secondaire peut devenir un placement très rentable !

 

*Sondage réalisé par BVA pour Foncia et la presse régionale, par Internet auprès d’un échantillon de Français interrogés du 19 au 21 février 2018.