Faut-il investir à la montagne ?

28/02/2017 Actualité

Avant la remontée des taux des crédits immobiliers, il peut être tentant de diversifier ses investissements en s’orientant vers une acquisition à la montagne. D’autant que les prix accusent depuis plusieurs mois un léger recul. Mais il ne s’agit là que d’une moyenne. Il convient, dès lors, d’être très prudent. En réalité, l’investissement à la montagne est assujetti à de très nombreux critères, lesquels peuvent rapidement peser lourd sur une telle opération. Entre le réchauffement climatique, qui oblitère davantage chaque année l’enneigement des stations, et l’évolution de la pratique du ski, qui tend vers une diminution du temps passé sur les pistes, la demande s’oriente vers des produits qui doivent réunir plusieurs critères clés :

  • des appartements ou chalets plus grands, puisqu’on y passe plus de temps
  • des biens toujours plus haut de gamme,
  • placés dans des stations de haute altitude, pour s’assurer d’un enneigement minimal
  • proposant des activités d’après-ski diversifiées, avec d’excellentes infrastructures, de nombreux commerces et restaurants
  • dans des stations ouvertes aussi l’été, si possible.

 

Prix en hausse dans les grandes stations françaises

La somme de ces aléas conduit bien souvent les investisseurs à se détourner de la montagne. Voilà qui explique l’atonie que connaissent globalement les 250 stations de montagne en France. Mais toutes ne sont pas logées à la même enseigne. Ainsi, l’immobilier de luxe s’avère encore rentable, comme le soulignait une étude internationale publiée en novembre dernier par le réseau Knight Frank. Si la station suisse de Gstaadt y dépassait toutes les autres avec une progression annuelle des prix du mètre carré moyen de 13,3%, elle était suivie par plusieurs stations françaises. A Val d’Isère, les prix ont par exemple grimpé en un an de 5,9%. A Chamonix, la hausse est de 5%, de 3,4% à Courchevel 1850, de 3% à Courchevel 1500 et de 2,8% à Méribel.